On peut admettre qu’il existe différentes façons de concevoir l’éducation et la formation, mais il n’est pas fréquent que l’on se livre à une réflexion sur les conceptions que l’on peut en avoir. Habituellement, ce sont plutôt des propositions spécifiques qui sont formulées, sans référence.

Parfois  on se limite à la présentation d’une diversité de pratiques, de méthodes didactiques. Raisonner sur les « modes de voir » ou de concevoir la formation, sur leurs fondements et sur leurs conséquences est un tout autre enjeu.

 

Comme tous les métiers, celui de formateur peut s’apprendre. Il est garantie qu’un formateur bien préparé met toutes les chances de son côté pour engager ses apprenants, et leur faire acquérir les compétences qui répondent à leur besoin.

Réfléchir sur les conceptions requiert alors l’identification des différentes étapes de la conception d’une bonne formation.

 

Acquis d’un bon formateur

Le talent, le charisme, l’éloquence etc, ne sont pas les acquis d’un bon formateur.  Le nécessaire commun à tout bon formateur se résume en trois éléments.

Tout bon formateur a

  • Un processus pédagogique bien précis

Un tel processus repose sur une bonne organisation de la formation avec un but précis et simple.

  • Une dynamique de groupe « cerveau collectif »

La méthode cerveau collectif permet d’éliminer durablement la plupart des tensions, incompréhensions, frictions et frustrations dans un groupe C’est en montrant subtilement les différences et les forces de chacun que la confiance et le respect vont rapidement augmenter.

  • Une bonne méthode mise en tension positive de l’apprentissage

Appliquer une tension positive revient à créer un environnement de pression douce visant à pousser les apprenants à sentir les contraintes de la formation de façon positive tout en collaborant.

 

Quelques étapes pour concevoir une séquence pédagogique

  • Maîtriser la différence entre savoir et compétence

    • Pour construir une séquence pédagogique, une des premières choses est de faire une liste des savoirs et des compétences en lien avec l’activité ou le métier

Dans certains cas, un savoir doit être mémorisé « par cœur », pour y accéder rapidement. Ou bien on peut mémoriser la source de l’information. Parfois, un savoir doit simplement être compris.

 

  • La compétence quant à elle, s’automatise.

Passer les vitesses sans boîte automatique est un processus comportant plusieurs gestes. Par exemple lors de l’apprentissage en auto-école, ces gestes sont décomposés, puis progressivement ils deviennent fluides et automatisent

  • La notion d’objectif pédagogique

    • Les objectifs pédagogiques forment la description de ce que doit savoir et acquérir un apprenant à l’issue d’une formation. Ce sont les objectifs que doit avoir chaque formateur. 

Pour fixer un objectif, il faut évidemment tenir compte du besoin de formation et du profil des apprenants : de leur expérience, de leurs enjeux personnels, etc.

  • Séparer clairement deux grands types d’évaluations

    • Un bon formateur doit  avoir des notions de base sur l’évaluation, pour comprendre la pertinence des deux types d’évaluation : pédagogique (  “formative”) et académique ( “sommative”).
    • Les évaluations pédagogiques sont au service des étudiants et sont le moteur de leur progression. Elles ne rentrent pas dans la notation ou dans l’obtention du diplôme.
    • Les évaluations académiques sont au service de l’organisme de formation pour évaluer le niveau des étudiants. Elles permettent de savoir s’ils sont au niveau de la qualification, du diplôme qu’on va leur donner, et s’ils satisfont aux critères déterminés par l’institution éducative.

Une bonne formation, qu’elle soit pédagogique, professionnelle ou autre, nécessite obligatoirement une minutieuse préparation afin de répondre au besoin et attente des apprenants.

 

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